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Revolut report : storonsky repousse le lancement en bourse à 2028

Nik Storonsky, le PDG de Revolut, a tranché : l’arrivée prochaine de son challenger bancaire numérique à la bourse ne se fera pas avant 2028. Une décision qui ancre l’entreprise londonienne dans une stratégie prudente, loin des échéances initialement espérées.

Un calendrier retravaillé, et une confiance tempérée

Dans une interview accordée à David Rubenstein, Storonsky a clairement indiqué : « Il nous faut encore deux ans ». Cette déclaration, qui met fin à toute spéculation sur une introduction en bourse anticipée, souligne une approche prudente face à la complexité réglementaire et aux exigences du marché. Bloomberg relate que cette décision est intrinsèquement liée à la nécessité de bâtir une solide base de confiance, un impératif pour tout établissement financier.

La confiance, pilier fondamental. Pour un établissement bancaire, la crédibilité est une denrée rare et précieuse. Les entreprises cotées en bourse, paradoxalement, bénéficient d’une aura de transparence et de légitimité supérieure à celle des sociétés privées. C’est un principe de base, et Storonsky le sait bien.

Revolut, déjà solidement implanté aux États-Unis grâce à un partenariat stratégique avec Visa, accélère ses efforts pour obtenir une licence bancaire américaine. L’obtention de cette autorisation, qui permettra à la fintech d’accéder directement aux systèmes de paiement de la Réserve fédérale, représente un jalon crucial. Storonsky évoque un délai estimé à un an, bien que la réalité pourrait s’avérer plus longue – l’administration américaine se montre, selon lui, exigeante.

Ventes secondaires et expansion internationale

Ventes secondaires et expansion internationale

Pour alimenter sa croissance et renforcer sa position, Revolut envisage de réaliser d’autres levées de fonds par le biais de ventes d’actions secondaires. Ces transactions, fréquentes tous les un ou deux ans, permettent de dynamiser la liquidité des investisseurs initiaux et de prolonger la pérennité de la structure privée de l'entreprise. Une stratégie qui a déjà porté ses fruits, avec une valorisation qui a explosé de 45 à 75 milliards de dollars en l'espace de deux ans. Une valorisation impressionnante, signe de confiance.

L’entreprise, sous l'œil vigilant de Nvidia et Coatue Management, poursuit sans relâche son expansion internationale, notamment en ciblant le marché américain, où elle opère depuis 2020 en s'appuyant sur des banques partenaires. Malgré les obstacles réglementaires, Revolut ne compte pas reculer. Storonsky, lors de ses échanges avec Rubenstein à Washington, affirmait avec une certaine assurance : « Je dois absolument porter un costume ». Une remarque qui, selon lui, illustre la rigueur nécessaire pour naviguer dans les eaux complexes de la régulation financière américaine.

Le chemin reste long, mais la détermination de Storonsky est palpable. La perspective d'une licence bancaire américaine, couplée à une stratégie financière prudente, suggère que Revolut est prêt à jouer un rôle de premier plan dans le paysage bancaire du futur – à condition de patienter un peu plus longtemps.