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Excès de vitesse : les amendes pourraient exploser – et dépendre de votre revenu

La Direction générale de la circulation routière (DGT) a obtenu le feu vert du Congrès pour une réforme radicale des amendes de vitesse. Préparez-vous à des chiffres vertigineux : jusqu'à 100 000 euros et même une peine de prison pourraient s'abattre sur certains conducteurs.

L'objectif est clair : rendre les amendes dissuasives, mais pas pour tout le monde. La nouveauté réside dans le fait que le montant des amendes ne sera plus fixe, mais lié aux revenus du conducteur. Une mesure qui suscite autant d'indignation que d'approbation.

Un système d'amendes progressif : l'argent comme facteur aggravant

Actuellement, une contravention pour excès de vitesse oscille généralement entre 100 et 600 euros, selon l'ampleur de l'excès. Mais cette nouvelle réforme introduit une logique différente. Selon les sources, les amendes pourraient atteindre 100 000 euros pour les plus aisés, tandis que les plus modestes seraient épargnés. L’idée, selon la DGT, est de cibler réellement les conducteurs qui prennent des risques répétés.

Cette approche, inspirée de modèles nord-européens, vise à corriger un dysfonctionnement du système actuel. Car, soyons honnêtes, une amende de quelques centaines d'euros n'a guère d'impact sur un sportif de haut niveau ou un dirigeant d'entreprise. Pour ces derniers, le risque financier est minime, et la dissuasion, faible.

Mais la question se pose de la faisabilité. Comment vérifier avec précision les revenus d'un individu ? Et ne risque-t-on pas de créer une fracture sociale devant la justice ? Certaines associations de conducteurs dénoncent une telle inégalité de traitement.

La réforme suscite donc un débat passionné. Certains y voient une mesure juste et efficace pour lutter contre la vitesse excessive. D'autres craignent des complications administratives et un risque d'injustice. Une chose est sûre : les routes vont devenir plus chères, et la prudence, plus coûteuse.