Espagne : un bunker secret prêt à accueillir le gouvernement en cas de crise
Un bunker camouflé, baptisé « Projet CITA », abrite les vestiges du gouvernement espagnol en cas d’attaque cybernétique majeure ou de crise nationale. Cette installation, construite par Felipe González au début des années 90, est un rempart essentiel face à une menace, un anachronisme glaçant qui rappelle les tensions de l’époque.
Un refuge au cœur de la moncloa
Doté d’une capacité pour environ 100 personnes et d’un approvisionnement alimentaire de six mois, ce complexe, dont les détails restent officiellement classifiés, constitue un centre de commandement opérationnel vital. Il s’agit bien plus qu’un simple abri ; c’est une sorte de capsule temporelle, un témoignage silencieux des craintes géopolitiques de la Guerre Froide.
Pablo Iglesias, ancien vice-président du gouvernement, a récemment souligné lors de son émission « La Base » l’aspect presque irréel de cet espace, évoquant des installations datant des années 80. Une observation qui, bien qu’anecdotique, souligne la primauté de la sécurité et la volonté de préserver la continuité de l’État.

Technologie et sécurité : le cœur du dispositif
Les murs de ce bunker, d’une épaisseur de trois mètres et renforcés de béton armé, sont conçus pour résister même aux menaces nucléaires. La communication avec le monde extérieur est assurée par une fibre optique et des systèmes satellitaires, la « Malle B », une infrastructure de communication d’urgence, servant de passerelle principale en cas de défaillance des réseaux traditionnels. Cette redondance est gérée par le Centre Criptológico National (CCN), sous la supervision du Centre National d’Intelligence (CNI) et du Département de Sécurité Nationale (DSN).
Le directeur du DSN effectue en temps réel une évaluation de la situation à partir des réseaux sécurisés, garantissant une réactivité immédiate. L’encriptation, assurée par le CCN en collaboration avec le DSN, offre un niveau de protection maximal, isolé des communications commerciales.
Ce bunker représente un dernier rempart, un bastion analogique et numérique face aux menaces, qu'elles soient militaires ou de nature plus insidieuse. C'est un silence assourdissant qui témoigne de la vigilance constante de l'État espagnol.