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Renault : plan de restructuration drastique, plus de 2000 ingénieurs menacés

Le géant automobile français, Renault, se lance dans une purge sans précédent. Un plan de réduction de main-d'œuvre de 20% au sein de son département d’ingénierie est en cours de déploiement, une réponse directe à la pression croissante de la concurrence, notamment de BYD en Chine.

Une offensive contre la domination chinoise

Cette restructuration, s'étalant sur deux ans, pourrait entraîner le départ de plus de 2 000 ingénieurs, un chiffre qui, selon des sources proches du groupe, est susceptible de dépasser les 2 000. Bien que Renault n’ait pas encore précisé les pays concernés, la stratégie est claire : l’innovation et le développement de projets complexes – initialisation, nouvelles technologies, phase de validation – resteront ancrés en France. C’est une décision stratégique, une volonté de conserver le contrôle sur les étapes critiques de sa chaîne de valeur.

L’entreprise va donc redéfinir les rapports entre les missions d’ingénierie corporative françaises et les équipes réparties en Espagne, Roumanie, Inde, Corée du Sud, Maroc, Turquie et au Brésil. Il s’agit d’une refonte profonde, d’une nouvelle architecture pour optimiser les ressources et concentrer les compétences.

Des ajustements conséquents

Des ajustements conséquents

La responsabilité de la définition de cette feuille de route revient désormais à chaque pays, avec pour échéance l’été. Les exécutifs locaux devront, dans les mois à venir, trancher sur les coupes à effectuer en fonction des projets attribués. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de la politique de François Provost, qui, depuis son arrivée en juillet, a mis en œuvre une structure simplifiée sous l’égide d’un seul directeur technique, Philippe Brunet. La logique est claire : réduire les coûts et améliorer la rentabilité.

L’impact est palpable. Selon des sources internes, le plan de Provost pourrait entraîner la suppression de centaines de postes d’ingénieurs et de support en France. Des chiffres alarmants, qui interrogent sur la capacité du groupe à atteindre ses objectifs de production – 36 modèles prévus pour 2030. La CGT, via son représentant Laurent Giblot, dénonce un