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L'ue impose la remisable des batteries : apple contourne la règle avec une astuce

L’Union Européenne pousse sans relâche les fabricants de smartphones à adopter des normes plus contraignantes. USB-C, libertés de modification des logiciels… la liste des exigences imposées à la Silicon Valley est longue et coûteuse. Mais la prochaine bataille pourrait bien être plus subtile : l’obligation d’intégrer des batteries remplaçables dès février 2027.

Un changement de cap pour les consommateurs, mais une faille pour apple

En réalité, la nouvelle réglementation européenne ne demande pas la disparition des coques rétractables. Cependant, elle interdit aux fabricants de dissimuler la batterie derrière des vis ou des mécanismes complexes, rendant son remplacement inaccessible à l’utilisateur moyen. L’objectif ? Accéder plus facilement aux composants et améliorer la durée de vie des appareils.

Pourtant, une clause discrète dans le jargon légal pourrait permettre à Apple de s’épargner la contrainte. La nouvelle règle autorise l’exemption pour les téléphones dont la batterie conserve au moins 80% de sa capacité après 1 000 cycles de charge complets. Et l’iPhone 17 Pro Max, dont la performance a été vérifiée par la base de données publique de l’UE (EPREL), répond déjà à cette exigence.

Une solution ingénieuse, mais controversée

Une solution ingénieuse, mais controversée

Apple, loin de se battre frontalement, a mis au point une stratégie intelligente : celle de concevoir des batteries d’une durabilité exceptionnelle. Comme l’a souligné John Ternus, futur PDG d’Apple, lors d’une interview avec Orbit, l’entreprise a opté pour une approche proactive, anticipant les contraintes réglementaires. La stratégie est claire : ne pas se battre, mais anticiper et s’adapter.

Si certains saluent cette évolution, pointant du doigt l’opportunité qu’elle offre d’améliorer la technologie des batteries – notamment en privilégiant des matériaux comme le carbone silicium pour augmenter la capacité sans augmenter les dimensions – d’autres, comme John Ternus, pointent du doigt les risques liés à une conception plus ouverte et potentiellement moins fiable. La solution, en fin de compte, semble être un compromis pragmatique, visant à satisfaire les exigences de l’UE sans compromettre l’esthétique ou la performance des produits.

Au final, cette décision pourrait paradoxalement favoriser l’innovation, encourageant les fabricants à explorer des solutions plus durables et performantes. L’avenir des batteries, semble-t-il, est déjà en marche.